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Plateforme de discussion pour la réunion-débat du jeudi 11 mai 2000.
" La Côte " qui regroupe les communes de Saumur, Dampierre, Souzay-Champigny, Parnay, Turquant et Montsoreau représente un capital culturel et esthétique unique en Europe.
Certains pays européens, plus pauvres que nous en richesses environnementales et culturelles, bénéficient d'aides conséquentes pour des sites moins pittoresques.
L'intercommunalité sera-t-elle un atout?
Le coteau défraye la chronique depuis décembre 1999. Toutes les communes de la Côte sans exception sont concernées.
Certes il y a érosion normale. Oui il y a les intempéries... Mais celà fait 30 ans qu'il y a eu fuite devant les responsabilités de la part des politiques (élus) et des privés (propriétaires).
Les actions individuelles menées par ceux-ci sont dispersées et souvent non soutenues.
La prévention a été perdue de vue.
Du côté des municipalités, là où il aurait dû y avoir une action préventive, des arrêtés ont été pris, dont les premiers remontent à 1965, sans volonté globale d'agir.
Les élus ont des excuses et la législation est floue car elle remonte à 2 siècles, quand l'Etat centralisateur ignorait les exceptions au nom de l'égalité devant la loi.
Peut-être faudra-t-il reconnaître la spécificité de notre région?...
Certains propriétaires ont préféré abandonner leur droit sur des propriétés à risque ou difficilement accessibles comme c'est le cas dans de nombreuses forêts.
La gestion de la végétation "des dessus" a été abandonnée sur une grande partie du coteau. Une simple observation des hauts de Turquant permet de s'en rendre compte.
Les fossés de crête n'ont pas été entretenus.
Les vignes ont souvent été plantées dans le sens de la ligne d'écoulement des eaux.
Tous les travaux de confortation coûtent cher, l'enlèvement des matériaux aussi... Le tout est fortement taxé.
Le bétonnage ne paraît pas être la solution idéale (Saumur).
Le BRGM intervient à titre onéreux et souvent après coup.
Le Syndicat Intercommunal à Vocation Mulltiple (SIVM) devrait avoir plus de moyens.
Les municipalités dépensent leur argent à des études coûteuses qui souvent aboutissent à la même conclusion que celle de n'importe quel habitant concerné : il y a risque.
Les risques se sont concrétisés cette année. La mort d'un homme qui était notre ami n'est pas une fatalité. La preuve : le Conseil d 'Etat a cassé un arrêté de "catastrophe naturelle" obtenu par un habitant de Dampierre à la suite d'un affaissement de terrain.
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Les habitants du coteau et plus généralement tous ceux qui sont concernés par les cavités et les galeries ne peuvent se considérer isolés face à leurs problèmes.
Il y a des exemples de bon sens : le Préfet et le sous-Préfet appellent à l'union; le géologue Christophe Léotot rappelle qu'en Indre-et-Loire il existe déjà un syndicat intercommunal pour la surveillance des cavités souterraines et des masses rocheuses, regroupant 67 communes.
Certains Maires sont plus motivés que d'autres mais l'échéance 2001 les incite à l'attentisme.
Il serait aussi utile de rappeler aux institutions qui sont confrontées à ces problèmes, souvent avec des susceptibilités féodales, qu'il n'y a de solution que globale.
La DRT et la DDE, par exemple, considèrent de bon droit que les caves qui sont sous la voie publique leur appartiennent. En conséquence elles bétonnent, supprimant ainsi l'aération des cavités de part et d'autre.
Indirectement l'exploitation des champignonnières en sous-sol contribue à éloigner le danger. L'abandon récent du site de Dampierre est non seulement un problème économique : il est environnemental.
Ces quelques considérations prises parmi d'autres serviront de plate-forme de réflexion à la réunion-débat organisée par l'Association ...
le jeudi 11 mai à 20H30, salle des fêtes de Souzay.
Vous êtes tous invités! Nous sommes tous concernés. |